Comment est réalisée une étude géotechnique pour la construction de logements ?

44
Partager :

Avant les travaux de construction, il est essentiel de réaliser certaines analyses. L’une des plus importantes est l’étude géotechnique. Elle est obligatoire d’après la loi Élan du 1er octobre 2020 et doit être réalisée par un spécialiste. Découvrez ici tous les contours de l’étude géotechnique et l’intérêt de la faire dans le cadre de la construction d’un logement.

Comment une étude géotechnique sert-elle à la construction de logements ?

Aussi appelée étude géologique, une étude géotechnique consiste en l’évaluation du sol d’un terrain. Elle permet d’une part de déterminer les caractéristiques de ce dernier et sa capacité à supporter un immeuble. D’autre part, elle vise à relever les éventuels risques naturels existant dans l’environnement dudit terrain.

A lire aussi : Faut-il renégocier son assurance prêt ?

Ainsi, grâce à une étude géologique, il est possible de connaître :

  • le niveau piézométrique du sol,
  • la nature du sol du terrain,
  • les caractéristiques mécaniques comme la résistance apparente.

De ce fait, pour une construction durable, réalisez une étude géotechnique pour aider le maître d’ouvrage à avoir plus de précision sur sa mission. En effet, une fois les résultats de l’étude interprétés, il pourra connaître la nature des fondations à installer, selon le type de sol, afin de commencer les travaux en toute sécurité.

Lire également : Qu'est-ce qu'un produit complexe ?

construction terrain étude géotechnique

En quoi consiste une étude géotechnique dans le cadre de la construction ?

L’étude géotechnique est réalisée par un géotechnicien dont les compétences et l’expertise permettent d’obtenir un résultat fiable. Elle se déroule en plusieurs étapes, toutes indispensables.

L’étude au préalable

La première phase d’une étude géotechnique est l’étude au préalable, également appelée G1. Similaire à une étude de faisabilité, elle s’effectue avant toute idée de projet de construction, ou dès lors que vous disposez d’un terrain. Elle nécessite la visite du terrain à analyser, ainsi qu’un prélèvement d’échantillon du sol. L’objectif ici est d’identifier la composition chimique du sol et les risques géotechniques qui y sont associés.

La phase de conception

Cette étape intervient une fois que vous connaissez l’emplacement où sera construit le bâtiment sur le terrain, ainsi que ses caractéristiques. Il s’agit notamment du nombre d’appartements que comportera le bâtiment, le nombre d’étages, etc. Aussi appelée phase G2, elle se réalise en trois sous-étapes que sont la phase d’avant-projet, la phase projet et la phase de Dossier de Consultation des Entreprises.

La phase d’avant-projet permet de réaliser un rapport sur les données géotechniques collectées lors de la phase G1. En ce qui concerne la phase projet, elle est plus concrète et présente les caractéristiques géotechniques du sol. Elle expose également des notes techniques sur le type de construction et les fondations. Pour ce qui est de la phase de dossier de consultation des entreprises, elle consiste en la rédaction des cahiers de charge, de l’élaboration d’un planning personnel, etc.

La phase d’exécution

Appelée G3, la phase d’exécution se déroule en deux grandes étapes. Il s’agit de l’étude géotechnique et du suivi géotechnique. Au cours de cette phase, il reviendra au professionnel d’étudier en profondeur les ouvrages géotechniques, tout en définissant les moyens d’information à mettre en place, pour leur bonne exécution.

La phase de supervision

La phase de supervisions ou phase G4 est celle qui marque la fin de l’étude géotechnique. À cette étape, il faut vérifier dans un premier temps si toutes les missions des phases G3 ont été exécutées, selon les directives. Il faut également que le géotechnicien s’assure que les hypothèses géotechniques et les notes de calcul sont conformes.

Le coût d’une étude géotechnique varie selon plusieurs critères. Il s’agit notamment de l’état du terrain, de sa superficie, de la géologie, etc. Demandez alors un devis à plusieurs prestataires, afin de trouver celui qui propose un montant adapté à votre budget.

Quels problèmes potentiels peuvent survenir en raison de mauvaises conditions du sol ?

L’étude géotechnique, comme expliquée plus haut, permet de détecter les risques de mouvements de terrain qui peuvent entraîner des dégâts majeurs et des sinistres. Ces risques sont particulièrement élevés lorsque le terrain possède un sol argileux. En effet, ce type de sol est exposé aux retraits et gonflements de l’argile. On peut constater pendant les travaux de construction qu’en saison sèche le terrain argileux se rétracte. Par contre, en saison pluvieuse, il gonfle à cause des eaux pluviales. Par ailleurs, notez que le réchauffement climatique accentue le problème de retrait et gonflement des terrains argileux.

Ces changements subits par les sols peuvent impacter les bâtiments après leur construction. Ainsi, on peut remarquer à la longue l’affaissement des murs et cloisons, la distorsion des portes, les fissures, etc. En dehors de ces problèmes rencontrés sur les sols argileux, notez que certaines zones géographiques présentent des risques sismiques ou de glissement de terrain. D’autres encore, sont exposés aux eaux souterraines qui ont des effets sur la construction finale. Par exemple, on peut remarquer une mauvaise qualité des fouilles qui peut entraîner une mauvaise assise des fondations avec risque de fragilisation.

Partager :