Épargne immobilière : SCPI, OPCI ou SIIC ?

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Investir dans l’immobilier, c’est le type de placement que de plus en plus de foyers décident de faire. En effet, l’immobilier est considéré comme une valeur refuge, un placement sûr, avec un rendement sur le long terme, avec certains avantages fiscaux non négligeables. Un bon investissement dans l’immobilier, c’est aussi l’occasion de laisser un patrimoine à ses descendants.

L’inconvénient en immobilier, c’est qu’il faut gérer les locataires, les éventuels travaux, les copropriétés, etc. Cela prend du temps et chaque investisseur n’est pas forcément disposé à passer des heures sur la gestion de ces biens. Cependant, il existe de multiples manières d’investir dans l’immobilier sans perdre de temps sur la gestion des locataires. Pour cela, il suffit d’investir dans des sociétés immobilières, gérées par des professionnels. Il existe plusieurs types de sociétés immobilières, qui vous aideront à avoir une épargne quel que soit votre capital.

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Qu’est-ce qu’une SCPI ?

SCPI signifie société civile de placement immobilier. Les SCPI sont des sociétés qui existent depuis 50 ans. Elles permettent d’acheter des parts dans des locaux professionnels, des commerces, des immeubles, des entrepôts, etc. L’investissement est principalement concentré sur des biens pour professionnels. Avec ce système, vous n’êtes pas propriétaire d’un bien en lui-même, mais de parts dans la société qui, elle, est propriétaire de plusieurs immeubles. Cela permet d’avoir accès à un patrimoine immobilier que vous n’auriez pas pu espérer.

Les avantages de la SCPI

Les intérêts des SCPI sont nombreux. Tout d’abord, vous aurez accès à un patrimoine diversifié. Vous investirez dans plusieurs immeubles par le biais de cette société et par conséquent, vous diminuerez les risques de manque de locataires. Lorsqu’on possède un seul bien, dès qu’il n’est pas en location, vous ne gagnez rien. En ayant des parts dans plusieurs immeubles, vous minimisez les risques de pertes.

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Investir dans une SCPI peut se faire avec des petites sommes. Si vous étiez seul à acheter un immeuble, il vous faudrait au moins 300 000 €. Acheter des parts dans une SCPI peut se faire dès 200 €. Pour un minimum de rentabilité, il reste conseillé d’investir au moins 4 000 €. Cela reste une somme minime, comparé à l’achat d’un bien. Comme il y a plusieurs centaines d’investisseurs dans la même SCPI, vous pouvez avoir accès à des biens que vous n’auriez jamais pu vous offrir seul.

Les risques en SCPI sont mutualisés. Une SCPI va investir dans des biens sur plusieurs zones géographiques. Cela veut dire que si dans une zone géographique, l’immobilier est en chute, les immeubles acquis ailleurs permettent de rentabiliser son investissement.

Les inconvénients de la SCPI

Toutes les SCPI ne se valent pas. Comme il s’agit d’un investissement sur le long terme, il est fortement conseillé de choisir une bonne société. Il y a, en effet, un risque de perte en capital. Si la société gère mal les biens acquis, et que personne ne lui loue, cela ne vous rapportera rien.

Il existe aussi un risque de perte de capital. Si la valeur du bien chute, vous toucherez moins d’argent que prévu. Les parts investies en SCPI peuvent perdre de la valeur et aucun rendement fixe n’est établi. Vous pouvez faire un calcul de rentabilité pour savoir quand vous serez rentable, mais cela peut changer en fonction de la valeur des biens.

Enfin, un risque mais pas des moindres, c’est que la société civile de placement immobilier choisie fasse faillite. Dans cette situation, vous perdrez les montants investis, et ne toucherez rien. C’est pourquoi, il est conseillé de choisir une société civile qui a de l’expérience et qui se porte bien. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec différentes sociétés pour connaître leur rentabilité, et ce qu’elles ont à proposer.

Qu’est-ce qu’un OPCI ?

Un OPCI est un organisme de placement collectif en immobilier. Il fonctionne comme la SCPI. C’est-à-dire qu’il collecte le capital des investisseurs pour acheter des biens immobiliers et les mettre en gestion. La différence entre les deux est que dans l’OPCI, il y a possibilité d’investir dans des actifs non immobiliers. Cela peut être des actions foncières par exemple. Cela signifie que l’organisme n’investit pas que dans la pierre papier, mais spécule également sur les cours financiers. Enfin, sachez que l’investissement peut se faire dès 1 000 euros.

Les avantages de la OPCI

Spéculer sur les marchés financiers n’est pas donné à tout le monde. En le faisant par le biais d’un organisme spécialisé, vous investissez dans plusieurs biens et sur plusieurs marchés, sans avoir besoin de vous y connaître. Le fait de diversifier votre capital, sur les marchés et dans des biens immobiliers, aide à garantir une sécurité financière en termes de rentabilité. Comme pour une SCPI, vous n’avez rien à gérer. Une fois que vous avez choisi votre organisme, vous avez plus qu’à toucher votre rendement. C’est l’organisme qui s’occupe de tout.

Revendre des parts d’un bien immobilier se révèle être assez compliqué. Revendre des actifs est en revanche beaucoup plus simple. Il sera donc plus aisé de retrouver de la liquidité en revendant les parts que vous détenez dans une OPCI que dans une SCPI. Le dernier avantage concerne la fiscalité. Comme vos actifs sont diversifiés, la fiscalité est différente. L’argent gagné peut être considéré comme des revenus fonciers, mobiliers ou de l’assurance-vie.

Les inconvénients de la OPCI

Comme tout investissement sur les marchés financiers, il est possible de perdre son capital. C’est sans aucun doute le risque principal de ce type d’investissement. Même si l’immobilier reste une valeur sûre, le fait de placer son argent sur les actifs financiers rend le risque de perte plus important.

L’épargne ne peut se faire que sur le long terme. Si vous envisagez une rentabilité rapide, nous vous déconseillons d’opter pour ce type d’investissement qui ne rapporte rien au début. De plus, il existe des frais de souscriptions qui ne seront rentabilisés qu’après plusieurs mois. Si vous optez pour l’investissement en OPCI par le biais d’une intégration dans un contrat d’assurance-vie, vous serez obligé d’attendre plusieurs années pour toucher votre plus-value. Toutefois, cela reste intéressant compte tenu de la faible fiscalité des contrats de ces assurances.

Epargne immobilière SCPI, OPCI ou SIIC

Qu’est-ce qu’une SIIC ?

Une SIIC signifie société d’investissement immobilier cotée. Ces sociétés, à la différence des deux précédentes, sont cotées en Bourse sur un marché réglementé. Comme pour la SCPI, la SIIC achète et gère des biens, qu’elle met en location. Ensuite, les bénéfices des loyers et plus-values des actions cotées sont divisés par le nombre d’actionnaires, en proportion égale à leur placement. C’est une nouvelle méthode d’investissement dans la pierre papier puisque les SIIC existent depuis 2003 seulement.

Les avantages de la SIIC

Contrairement à un bien immobilier classique qui coûte au moins 100 000 €, vous pouvez acheter des parts dans une SIIC pour 100 €. En effet, avec une action coûtant une centaine d’euros, nul besoin d’investir des milliers d’euros pour commencer, même si, plus l’investissement est important, plus il rapporte. Comme pour les SCPI et OPCI, la gestion immobilière est complètement déléguée. Vous ne faites pas partie du syndic, par exemple, vous n’avez donc pas besoin de vous rendre aux assemblées générales, vous n’avez pas non plus besoin de chercher des locataires et de gérer les états des lieux.

Comme vos actions sont cotées, vous pouvez les revendre très rapidement, à la différence d’un bien immobilier. Cela signifie que si le marché foncier s’envole, vous pouvez tout à fait vendre vos parts et vous dégager une marge importante. La fiscalité est aussi très arrangeante dans ce domaine puisque vous n’êtes taxé qu’une seule fois, par le biais d’un prélèvement forfaitaire unique. Le montant est de 30 % seulement, contre 40 % lorsqu’il s’agit d’impôts sur le revenu.

Les inconvénients de la SIIC

Comme dans chaque investissement et épargne, il existe des inconvénients. Le premier est que n’importe quel événement fortuit peut faire chuter le cours de la Bourse. Comme vous avez la possibilité de consulter en ligne et à chaque instant le cours de votre investissement, cela peut vite devenir stressant.

Même s’il s’agit d’investissement dans l’immobilier, vous n’avez pas le droit de faire un crédit immobilier pour investir dans une SIIC. Investir dans une SIIC se passe comme pour l’achat de titres en Bourse quelconque. Vous devez ouvrir un compte titres ordinaire ou une assurance-vie qui propose l’investissement en SIIC. Pour ouvrir un compte titres ordinaire, il faut se rapprocher d’un établissement bancaire spécialisé.

Même si investir en SIIC est relativement sûr, il se peut qu’il y ait des pertes si la société a acheté un bien peu rentable. Prenons l’exemple de la zone géographique. Certaines régions semblent intéressantes en matière d’investissement, si la zone est touristique ou étudiante par exemple. Cependant, si la gestion se révèle compliquée et que la location est vide, l’achat perd en rentabilité.

Dans cette situation, vous risquez de perdre sur votre investissement. C’est pourquoi, il est fortement conseillé d’investir dans une société qui a déjà fait ses preuves et qui possède différents biens. Ainsi, si une zone ou un secteur est moins rentable, le risque de perte est plus faible, puisque la société possède des biens dans un autre secteur.

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