L’assemblée générale de copropriété cumule plusieurs contraintes pratiques pour les copropriétaires : convocation reçue au mauvais moment, documents à éplucher, déplacement en soirée. Une part significative des copropriétaires ne participe tout simplement pas. L’espace MyFoncia mon assemblée générale tente de répondre à ce problème en dématérialisant une partie du processus, de la consultation des pièces au vote lui-même.
Délai de convocation et charge documentaire : le vrai point de friction
La loi du 10 juillet 1965 impose un délai minimal de 21 jours entre l’envoi de la convocation et la tenue de l’assemblée générale. Ce délai, pensé pour laisser le temps d’examiner l’ordre du jour, se révèle souvent insuffisant quand les documents annexes (devis travaux, comptes annuels, contrats de maintenance) arrivent en bloc.
Sur un espace en ligne comme MyFoncia, ces pièces sont théoriquement accessibles dès leur mise en ligne, avant même la réception du courrier recommandé. Le gain de temps ne vient pas d’un raccourcissement du délai légal, mais de la possibilité de consulter les documents à son rythme, sans attendre le courrier papier.
En revanche, la qualité de cette consultation dépend de la réactivité du syndic pour téléverser les pièces. Un espace client vide à dix jours de l’AG ne résout rien. Le copropriétaire débordé a besoin que les documents soient disponibles tôt, pas simplement disponibles en ligne.

Vote par correspondance sur MyFoncia : cadre légal et limites pratiques
Depuis l’ordonnance du 1er juin 2020, le vote par correspondance en copropriété est un droit permanent, pas une mesure d’exception liée à la crise sanitaire. Chaque copropriétaire peut remplir un formulaire de vote avant l’AG et l’adresser au syndic, y compris de façon dématérialisée si la plateforme le permet.
MyFoncia intègre cette possibilité. Le formulaire reprend les résolutions inscrites à l’ordre du jour, et le copropriétaire coche « pour », « contre » ou « abstention » sur chacune. Le vote est comptabilisé comme si la personne était présente, ce qui contribue directement au calcul des majorités.
Ce que le vote par correspondance ne couvre pas
Le formulaire fige un choix avant la discussion. Si un amendement modifie une résolution pendant l’AG, le vote par correspondance déjà transmis porte sur la version initiale. Le copropriétaire absent physiquement ne peut pas adapter sa position en temps réel.
Pour les résolutions simples (approbation des comptes, renouvellement du contrat de syndic), ce mode de vote fonctionne bien. Pour les résolutions complexes, notamment les travaux lourds soumis à la majorité de l’article 25, l’absence de débat peut poser un problème d’éclairage du choix.
AG en visioconférence via la plateforme Foncia : adoption réelle en copropriété
La visioconférence pour les assemblées générales de copropriété est autorisée depuis 2021, à condition que ce mode ait été voté lors d’une AG précédente. Foncia propose cette option sur sa plateforme, permettant une participation à distance sans déplacement physique.
L’adoption de la visioconférence pour les AG de copropriété progresse régulièrement, mais reste encore minoritaire. La majorité des copropriétés continue de fonctionner en présentiel, souvent par inertie ou parce que le vote autorisant la visioconférence n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour.
Pour un copropriétaire surchargé, la connexion à distance depuis son domicile ou son lieu de travail supprime le principal obstacle pratique : le déplacement en soirée. La plateforme MyFoncia sert alors de point d’accès unique, regroupant les documents, le flux vidéo et le système de vote.
La question de la sécurité des votes à distance
Le vote électronique en assemblée générale soulève des interrogations sur l’authentification des participants et la traçabilité des suffrages. La connexion à l’espace MyFoncia repose sur un identifiant personnel et un mot de passe, complété dans certains cas par une validation par mail.
Les retours terrain divergent sur la fiabilité perçue de ce dispositif. Certains conseils syndicaux estiment le niveau de sécurité suffisant pour des résolutions courantes. D’autres, confrontés à des contentieux post-AG, préfèrent maintenir le présentiel pour les décisions à enjeu financier élevé.
Copropriétaires débordés : ce que MyFoncia change concrètement au quotidien
Au-delà de l’assemblée générale elle-même, l’espace client MyFoncia centralise plusieurs fonctions qui réduisent les allers-retours avec le syndic :
- Consultation des appels de fonds et du solde du compte copropriétaire, sans avoir à contacter l’agence par téléphone ou par mail
- Accès aux procès-verbaux des assemblées précédentes, ce qui permet de vérifier l’exécution des résolutions votées
- Téléchargement des documents comptables nécessaires à la déclaration fiscale pour les bailleurs
Ces fonctionnalités ne sont pas propres à Foncia : la plupart des syndics professionnels proposent désormais un extranet copropriétaire. La différence tient à l’intégration de l’AG dans le même espace que la gestion courante, évitant la multiplication des plateformes et des identifiants.

Dématérialisation des AG de copropriété : une norme en construction
Un guide notarial publié en 2025 qualifie la dématérialisation des assemblées générales de copropriété de nouvelle norme, avec une généralisation progressive des formats hybrides combinant présentiel et distanciel. Le vote par correspondance électronique accompagne ce mouvement.
Cette évolution ne supprime pas les obligations formelles. La convocation doit toujours respecter le formalisme prévu par le décret du 17 mars 1967. Le procès-verbal reste un document juridique engageant, que l’AG se soit tenue en salle ou en visioconférence.
Pour les copropriétaires qui peinent à dégager du temps, le gain est mesurable : suppression du trajet, consultation anticipée des pièces, vote sans présence physique. Le risque, en contrepartie, est un désengagement accru sur les sujets qui nécessitent un vrai débat collectif. Voter depuis son canapé ne remplace pas l’échange contradictoire en séance sur un ravalement à 500 000 euros.

