Frais de notaire lors d’une vente : qui doit régler la note ?

25 février 2026

En matière de vente immobilière, la question de l’addition ne laisse guère place au suspense : la note des frais de notaire s’ajoute, implacable, au prix du bien. Mais derrière ce poste de dépense, à quoi correspond vraiment ce que l’on verse chez le notaire ?

Lorsqu’une transaction immobilière se conclut, les règles sont sans ambiguïté. D’après l’article 1593 du Code civil, c’est l’acheteur qui règle les frais de notaire. Pour un logement neuf, ces frais s’élèvent généralement entre 2 et 3 % du prix de vente. Dans l’ancien, la facture grimpe, oscillant entre 7 et 8 %. Pourtant, l’image du notaire encaissant l’intégralité de cette somme est trompeuse : la majeure partie repart aussitôt dans les caisses publiques.

Qu’est-ce qui compose les frais de notaire ?

Pour comprendre ce que recouvrent ces frais, il est utile de distinguer plusieurs composantes :

  • Les droits de mutation (ou droits d’enregistrement) : ils transitent par le notaire, mais sont collectés pour le compte de l’État, des départements et des communes. Cette ponction fiscale représente la part la plus lourde de la note, et sa proportion varie selon la localisation du bien, mais concerne uniquement les logements anciens.
  • Les frais liés à la publication au service de la publicité foncière : ils correspondent à environ 0,1 % du prix de vente, une fois déduits les éventuels biens mobiliers inclus dans la transaction.
  • Les débours : il s’agit du remboursement des dépenses engagées par le notaire pour obtenir les documents nécessaires à la rédaction de l’acte (état daté de copropriété, diagnostics techniques, rémunération de certains intervenants, etc.).
  • Les émoluments : c’est la partie qui reste effectivement au notaire, calculée selon un barème réglementé.

Un point mérite d’être souligné : si la vente a été négociée directement par le notaire, des frais de négociation s’ajoutent, à la charge du vendeur, tout comme le ferait une agence immobilière. Cependant, il arrive que le mandat stipule une autre répartition de la charge : mieux vaut s’assurer de la formulation avant d’apposer sa signature.

À quel moment règle-t-on le notaire ?

Lorsqu’un achat immobilier se profile, le notaire réclame systématiquement une provision sur frais avant la signature : la loi lui interdit de faire l’avance pour le compte de son client. Cette précaution explique d’ailleurs pourquoi des ajustements de paiement peuvent survenir après coup. Il reste possible de solliciter une estimation détaillée avant de s’engager dans la signature. Une fois la vente finalisée, le notaire remet un relevé précis de l’ensemble des sommes perçues et reversées.

Article mis à jour le 06/02/2020

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